BAJUTSU Spécial Police

Mémoire de fin de formation professionnelle. Discipline : Bajutsu Spécial Police.

Instructeurs : Stany Ledieu, Patrice Jaminet et Jacques Servotte

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Intervenir dans le cadre de patrouille à cheval nécessite une solide préparation tant de l’homme, du cheval, que du couple qui en est issu.

L’objectif des missions : Prévention, Visibilité, Sécurisation. 

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DRESSAGE du Cheval de Garde 

 Le choix du cheval de garde se fera suivant plusieurs critères qui lui permettront de remplir tant ses missions de convivialité, que celles de surveillance. Ainsi, un cheval de belle stature, voire de belle corpulence sera préféré à un pur-sang long et fin. 

Le choix de la morphologie du cheval sera autant d’atouts en intervention pour lui conférer un caractère tantôt prestigieux ou attractif, tantôt imposant, dissuasif, offensif, voire répressif.  Quant au dressage en lui-même, les premiers principes sont repris dans le Bilan d’Aptitude Comportementale et doivent être initiés dans les premiers temps du travail à pied, au sol. 

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Le travail portera donc sur  :

          l’activité locomotrice : calme avec de l’impulsion, en avant 

-          l’émotivité face au nouveau : passe-partout 

-          l’émotivité face au soudain : calme et sérénité …  

-          la grégarité : travail individuel, binôme et groupe … 

 -          la sensibilité aux aides : léger et très attentif … 

Le cheval sera éduqué selon certains principes d’apprentissage par lesquels : 

 -          L’apprentissage non associatif : habituation face aux stimuli répétés, sensibilisation aux faits et objets liés à notre environnement, immersion du cheval face à un stimulus effrayant. 

 -          L’apprentissage associatif : Le conditionnement instrumental offre à la démarche du dressage des outils de renforcement, tels que l’aide de la voix, la récompense, la friandise distribuée à bon escient. 

Le dressage du cheval de Garde a ceci de plus à l’équitation classique, que nous disposons de deux sangles, l’une normale retient la selle, tandis que l’autre relie les deux étriers, ce qui va nous permettre de ne pas nous laisser désarçonner, et de réaliser les figures du Bajutsu. Cette sangle va nous assurer de ne pas tomber quelques soient les pressions ou autres tractions exercées sur le cavalier. 

Fondamentalement la première loi est de « Demandez peu et récompensez beaucoup ». Ensuite il conviendra de modeler le cheval pour lui permettre de s’améliorer, en n’encourageant que les meilleurs comportements. A ce titre, les démonstrations de satisfaction du dresseur / cavalier seront variées : lâcher les rênes et rester rênes longues quelques minutes, laisser brouter le cheval, lui donner une friandise, arrêter le travail et l’emmener se détendre pour une ballade … 

Qu’il s’agisse d’un jeune cheval (de deux ans ou plus), ou d’un cheval ayant eu un parcours professionnel autre que celui de la garde (corrida, courses, club…) il est impératif de prendre le temps d’éduquer ou de convertir le cheval, en lui inculquant les codes de communication, d’actions et de réactions de ses nouvelles fonctions, tout en étant disponible armé de patience et d’indulgence. 

Les bases pour les chevaux initiant la discipline  : 

-          Marcher droit, rênes au contact léger aux différentes allures, avec impulsion. Cheval en avant.

-          Sensibilité à l’assiette du cavalier pour affiner les réactions, et mobilisation hanches, épaules, en avant, reculer … 

 -          Garder sa ligne quelles que soient les évolutions du cavalier, interception, contact avec plastron …   

-          Savoir aller au contact d’un individu à pied en séances, et respecter la séance finie. 

-          Garder le calme en milieu oppressant, et rester aux ordres 

-          Garder le respect et les distances de sécurité avec son cavalier à pied, ce que nous nommerons « la bulle » du cavalier ou du cheval 

-          Communication émotionnelle et tactile au sein du binôme : l’empathie et le support de l’autre. L’objectif final est de pouvoir patrouiller à cheval afin de prévenir et de rechercher la commission d’infractions ou de troubles à l’ordre public, de dissuader de potentiels auteurs, et de mettre un terme, voire de réprimer les comportements illicites. Tout en gardant la convivialité avec le public, les locaux ou touristes, les gardes équestres sont également chargés d’assurer et de maintenir le contact avec les populations. 

Les cadres d’intervention seront répartis selon le mode suivant : 

-          Situation normale : Rayonnement sympathique, la présence rassure et sécurise lieux et population. 

-          Situation spectaculaire, culturelle, sportive : Cheval se fera imposant et dissuasif  

 -          Situation tumultueuse, situation de masse expressive : Imposant, dissuasif, parfois offensif 

-          Situation insurrectionnelle de masse : Phase de répression Les prises de Bajutsu sont des prises à n’effectuer que lorsque la gravité de la situation l’exige. Les prises du bowling, et du mouton seront pour le plus souvent réservées pour des individus dont le comportement anormal ou le danger qu’il représente est établi. 

Pour chacun des cas ci-dessous, nous avons veillé au maximum à préserver le dos de nos montures, cela passe par le fait d’agir rapidement dans le cadre des différentes figures du Bajutsu, de ne pas garder les positions plus de quelques secondes en exercices, et de pratiquer systématiquement les massages en respectant les règles : 

-          Pour le dos, une attention particulière, étirer les muscles avec les doigts du garrot vers les lombairesTapoter ensuite de la hauteur de la main les dorsales, Finir en appuyant et en tournant la paume de la main, dans le sens des aiguilles d’une montre, sur les côtés des dorsales et finissant avant les lombaires.  

-          zones de friction, (canons antérieurs et postérieurs, faces caudales et plantaires, et faces ventrales des jarrets) 

-          zones de pétrissage, (base encolure, faces caudales avant-bras, faces ventrales jambes)

 -          zones de massages appuyés, de malaxage et de tapotements, (Epaules : sens de massage , Bloc sacro-iliaque, en suivant la cuisse) 

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Cas du jeune cheval, Exemple UNO de L’YON, futur cheval de Garde, 2 ans, Anglo-Cob 

Les différentes étapes de progression : 

L’apprentissage de nouveaux réflexes, Education des codes, définition des aides

Désensibilisation au nouveau 

Gestion du jeu et du caractère 

Distinction entre la bulle du dresseur au box, pendant l’exercice et en interventions  

Apprendre en même temps qu’un jeune cheval pose le problème délicat de lui faire développer des erreurs. Aussi la fixité de la main, le contrôle permanent de la direction et de la vitesse se travaillent. Le couple doit se construire des bases communes pour évoluer en suivant une progression sérieuse. La jeunesse du 2 ans nécessite des séances courtes de travail, sinon le cheval commence à s’ennuyer et ne plus apprécier le travail. En outre, sensible à tous les nouveaux éléments de son environnement, il est prompt à réagir. Aussi, prendre le temps de lui faire faire connaissance avec ce qui l’entoure, se servir de la voix comme aide, encourager les bonnes réponses puis soutenir les meilleurs comportements, savoir lâcher ses rênes pour une pause, sont des clefs décisives pour gérer son émotivité « au nouveau », comme « au soudain » par la suite. 

La difficulté première avec le jeune est d’établir les règles de sécurité entre l’homme et le cheval. Le dressage classique correspond à la définition d’une bulle de sécurité de la valeur d’un bras entre le cheval et son dresseur. Le cheval doit respecter cette zone. Reste qu’en Bajutsu, le cheval doit casser ces barrières pour permettre à son cavalier de réaliser les techniques d’interception ou de défense. Lors de certaines prises, le plastron est à moins de 50 cm de l’épaule du cheval quelle que soit l’allure.

Sorti de ses entraînements ou de ses missions,

le cheval devra revenir à sa place afin de sécuriser la relation du binôme.

 Le jeu, ou l’expression de son caractère – joie ou colère – n’auront pas de place non plus lors des exercices ou vie réelle. Le cheval doit percevoir cette différence entre le temps du travail, et celui du jeu et de la détente. D’ores et déjà, après plus de cinq mois, les réactions du jeune UNO sont encourageantes, car mis en situation de troubles sur la voie publique, entouré d’intervenants agités, il reste avec une image de « Roc » du fait de ses origines Cob, avec cette sensibilité du Pur-Sang anglais qui lui offre une vraie vivacité. 

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Cas du cheval de corrida, ORENSE, retraité des corridas, 12 ans environ, hispano-…

 Les différentes étapes de progression : 

Sensibilité de l’assiette 

La relation de complicité et de confiance 

Le travail avec le plastron, individuels et collectifs 

Désensibiliser le cheval à son entourage, le rassurer, lui faire prendre conscience progressivement de ses nouvelles fonctions. « Demandez peu et récompensez beaucoup » La finesse des aides, la légèreté de la main, la sérénité du cavalier seront autant de forces pour le binôme, tout comme un plastron qui rassure tout d’abord, vient au contact, puis qui court, pour sauter et finalement gesticuler à ses côtés au fur des progressions du travail. La formation s’adapte au rythme d’apprentissage du cheval, de façon rationnelle, douce et jamais brutale. Les actions sont décomposées avant d’être mises ensemble dans le calme , puis commencer les exercices de mises en situation. 

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Cas du cheval de course, Exemple JARNAIL, retraité des courses de galop, cheval de guide, 16 ans, Pur-Sang Anglais 

 Les différentes étapes de progression : 

Subtilité des aides, le rôle de l’assiette et de la légèreté et l’équilibre du couple. 

Désensibilisation du nouveau et du soudain 

Les éléments de notre environnement 

Découverte et gestion des terrains naturels et artificiels 

Travail : Le cheval de course n’est pas formaté sur les mêmes codes que les chevaux de complet, aussi il s’agit avant tout d’apprendre à gérer le sol et les aléas du terrain, acquérir un sabot sûr, puis progressivement travailler le sentiment de grégarité et la mise en confiance, puis l’environnement dans sa globalité sorti des champs de course. Cela dans une première phase de travail à pied, en longe, rênes longues et liberté. Travail principalement basé sur l’extérieur. 

Travail monté : Désensibilisation à la nouvelle position du corps.

Sensibilisation aux jambes et sollicitations des doigts. 

Mobilisation des hanches et des épaules. Minimalisation des aides. Monte «à l’assiette et à la voix ». L’éducation : passe par une phase de désensibilisation avec tout ce qui est potentiellement effrayant, un bruit derrière des arbres, une toile de tente, le sac plastique, les chiens, les tracteurs, et autres voitures, vélo … et de gérer son propre facteur émotionnel en tant que cavalier, puisque « l’émotion libère une sécrétion de substances chimiques dans notre corps » permettant au cheval de déceler nos codes corporels. « Aujourd’hui, on explique certains comportements que l’on a longtemps attribué à des sens mystérieux. On sait par exemple, que les équidés captent les ultrasons et qu’ils décèlent les micromouvements et des odeurs liées à certaines émotions. » Elle précise les émotions « peur, douleur physique, énervement, hésitation, détermination ». De Maria Franchini – De l’intelligence des Chevaux - Hors il est désormais prouvé que le cavalier est très souvent le premier facteur/déclencheur de stress du cheval. Un cheval qui sera monté par une personne craignant les chiens aura tendance à fuir devant l’animal sentant la pression se crisper sur son mors, et sur ses flancs ; tandis que le même cheval avec un autre cavalier pourrait bien botter le chien en touche ! 

Cavalier : Apprendre à gérer son facteur émotionnel, sa voix et fluctuer l’intonation. Récompensez beaucoup. 

NB : Le Pur-Sang est à rassurer beaucoup dans le début de la relation pour créer la confiance, le respect et gagner la sécurité.

Ne pas oublier qu’ une alimentation trop riche ou le manque d’activités favoriseront les écarts de conduite du cheval lors de ses sorties.  

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Cas de l’étalon, Exemple VIKING, cheval de guide, 22 ans, Hispano-Barbe 

Les différentes étapes de progression : 

Le travail 

Force de caractère 

Sa fierté d’étalon en fait un binôme très solide sur terrains variés, mais il faut un dressage parfait basé sur le respect des codes et une conduite du bout de deux doigts. L’aide de la voix est toujours décisive par son intensité et sa modulation. Le « Non », « Travail » sont impératifs, fermes. Le renforcement négatif le cas échéant restera la voix très ferme et le tapotement du stick entre les deux oreilles. L’étalon est l’allié par excellence, il passe partout, répond avec enthousiasme, il est vif et serein, très réactif. 

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 L’homme CAVALIER  

Intégrer la cavalerie suppose de présenter certaines prédispositions telles que : Sens de l’équipe, sens de l’observation et d’analyse, sang-froid et intelligence des situations, qui sont autant de garanties de qualité de services, et de sécurité pour la société, les victimes, mis en cause d’infractions, et intervenants eux-mêmes. Il est également fondamental d’être très à l’écoute tant de son binôme, que de son cheval que de l’environnement immédiat. Cette écoute permettra une réactivité, une empathie et une compréhension capitales dans le cadre d’intervention de police. 

Le rôle du Garde à cheval va intervenir suivant le schéma suivant :  

-          Informations d’un fait illicite, ou comportements anormaux … 

-          Repérage et analyse des informations et observations 

-          Communication avec le binôme, Protecteur ou Chef d’Equipe 

-          Intervention / Sécurisation / Contrôle 

-          Retour d’informations PC 

-          Fin intervention. Informations PC 

 -          Rapport aux autorités territorialement compétentes. 

Dans son intervention, le garde équestre veillera à s’assurer de : 

-          Suivre les techniques de protection du binôme, de la victime, du public 

-          Gérer l’environnement et s’adapter aux conditions d’intervention 

-          Sécurisation de la zone 

-          Adaptation des techniques de Bajutsu au type d’intervention (gestion de foule, public, cibles, menace collective …) 

-          Toujours maîtriser les lois et règlements en application 

-          Véhiculer et préserver les valeurs de l’uniforme : la rigueur, la discipline et les codes d’honneur

-  Déontologie, la protection du binôme, l’intégrité de sa monture 

 -          « Prudence, méfiance et respect » 

L’homme cavalier ne se contentera pas de profiter de belles balades à cheval par beau temps, non il effectuera ses patrouilles de surveillance, comme de convivialité par tout temps, intervenant fréquemment soirs et week-end en fonction des besoins.

Lors de ces patrouilles, il sera vigilant, il ne se contentera pas de regarder mais observera tout comportement suspect, toute piste retenant son attention, tout indice d’une malversation en préparation, en cours ou arrivant à son terme. Se servir de sa tête, de son intuition, de son expérience sont autant de gages d’une attention toute particulière portée à chaque détail. 

En pratiquant d’autres sports en plus de l’équitation et du bajutsu, le cavalier prendra soin d’entretenir tant son mental que son physique. Ainsi la pratique d’arts martiaux, permettant d’affuter les réflexes et d’affiner les techniques, la pratique de la natation permettant de muscler le corps de façon équilibré … seront autant de garanties d’une excellente condition physique, comme d’un bon mental. 

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La FORCE du binôme CHEVAL / GARDE 

Kyoto, Copenhagen, Rio, Johannesburg … autant de villes, autant de protocoles en faveur de l’Environnement ! 

Alors la garde à cheval a le vent en poupe. Les autorités y voient une solution de proximité, qui renoue avec les populations, et qui s’offre le luxe d’être écologique. Une activité de surveillance, de recherches, de prévention, de sécurité, d’informations et de respect des mesures de protection environnementale … que l’on retrouve dans la police municipale, police nationale, Garde Républicaine, gardes particuliers des Forêts Domaniales, réserves de faune et flore, parcs d’activités, Conservatoires du Littoral, compagnies de sécurité privée … 

Les brigades équestres se multiplient et pour cause, le cheval va au-delà des terrains couverts par la police pédestre, VTT, motos, et rejoints les spécialistes nautiques ou autres hélicoptères. En milieu hostile, accidenté, impraticable par les véhicules, trop lent à pied … le cheval s’engagera libre de ses allures. Vu de loin, il permet de voir de haut. Il sait de faire entendre (ferrures sur bitume) comme se faire oublier (calfeutrage des fers). 

Sur la répartition des rôles, « le cavalier décidera du parcours de départ, le cheval retrouvera le chemin retour » en cas de besoin. Véritable co-pilote, le cheval nous permet une « progression automatique » lente ou à plus vive allure permettant une complète observation des lieux, le repérage des traces et indices, afin de parvenir à une analyse globale de la situation de l’environnement immédiat. 

On notera également que juché sur des montures de plus d’1 mètre 70, nous couvrons une vision d’une hauteur supérieure à 2,30 mètres, ce qui ouvre de nouvelles perspectives par rapport aux pédestres, VTT, motorisés… et permet d’offrir un complément de services dans le cadre des conventions de coordination entre GN, PN, PM. 

Le monde sensoriel du cheval est basé sur plus de finesse que celui de l’homme. Plus grande fréquence de sons, meilleure vision nocturne avec un tapedum lucidum réfléchissant l’intensité lumineuse, meilleur odorat grâce à l’organe vomero-nasal… Aussi, nombreux sont les témoignages des agents à cheval qui vont dans le sens du cheval comme partenaire.

Un partenaire plus réceptif, et plus attentif que le meilleur des humains, tout en pouvant parfaitement le compléter. Il ressentira avant nous l’odeur du sang, il entendra des pleurs à des mètres à la ronde, sera sur le qui-vive au moindre comportement anormal grâce à sa finesse de perception de son environnement. C’est une richesse du cheval. Dans sa lecture des sécrétions chimiques produites par nos corps du fait de nos émotions, le cheval appréhende l’individu avant son cavalier.

Un postulat intéressant à développer est d’observer en fonction des émotions des interpellés, les postures des chevaux en intervention. Sont-ils plus attentifs s’ils connaissent l’odeur d’une arme qui vient de tirer, du sang sur un couteau ? Tout dans leurs sens et comportements nous prêtent à penser qu’ils le sentent. En cela, ils deviennent de véritables agents, et si nous pouvons travailler en ce sens pour lui permettre de reconnaître et de nous signaler ce qu’il a décelé, nous gagnerons en efficacité dans nos interventions. Car il est fort à penser que les possibilités que nous offre le binôme homme-cheval ne sont pas encore exploitées autant que faire se peut.  

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Sympathique avec l’enfant, il pourra être offensif et répressif dans le cadre de situation insurrectionnelle de masse, attroupement hostile, armé, situation de crise. En outre, on note depuis quelques années une séparation, un fossé qui se crée entre les populations et leurs polices. En cela, par la présence d’un symbole impressionnant et puissant, reconnu dans de nombreuses cultures, symbolisant le prestige, les régiments de cavalerie, la Garde Républicaine en France, les Polices Montées canadiennes, anglaises, belges … les brigades équestres ont la possibilité de créer un lien, de renouer un dialogue avec des populations souvent refermées sur elles-mêmes. Il y a en cela une véritable relation sociale entre les populations et les polices à cheval. 

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Quelques règles dans la gestion des plannings 

-          Prévoir les signalements lumineux et l’équipe phosphorescent du cheval, (un couvre-rein réflectif de lumière coûte 15 euros chez Padd!!) ainsi qu’un matériel, et équipement de protection bien adapté à la morphologie du cheval. Attention de bien adapter votre matériel aux terrains sur lesquels vous allez évoluer. Ainsi, évitez les guêtres sur les zones de sable, car le frottement sur les membres du sable et de la guêtre fermée va sensibiliser votre cheval.

-          Prévoir les départs au moins deux heures à l’avance pour pallier les imprévus. 

 -          Garder un œil sur la météo, des chaussées gelées ou des voies glissantes sont à éviter en fonction des conditions atmosphériques, sans ferrures adaptées. Penser à prendre foin et paille, et ne pas hésiter à bouchonner en fin de patrouille pour délasser les muscles et favoriser la circulation sanguine. Sur certaines zones, il est important de vérifier les prévisions des vents, car par vent de force 7 sur des sentiers littoraux, il est parfois préférable de laisser sa monture au box, et d’utiliser d’autres moyens de locomotion pour honorer la patrouille. 

-          Prévoir la gestion d’une blessure ou d’un problème de ferrure, avec un bon équipement. 

-          Prévoir un nécessaire de secours de bourrelerie ( moins volumineux que de prendre un filet et des rênes de secours).

-          Prendre un seau pliant portable et bien repérer les points d’alimentation en eau.

-          S’équiper systématiquement d’une carte type IGN et d’une boussole.

-          Penser à recharger son talky-walky / téléphone de fonction.

-          Des pauses de 2 à 5 minutes, pour contribuer au bon équilibre du cheval lors des patrouilles. 

-       Nourrir au minimum 1heure avant de travailler, ou d’échauffer en longe. Et se rappeler les règles d’or de l’alimentation : EAU, FOIN pour le lest intestinal, RATION (floconné, granulé, orge, avoine …en fonction. Il sera préférable de fractionner les repas toujours en respectant le délai de digestion. Ainsi sur un planning de patrouille de type 11H-15H, 17H-21H, les chevaux seront nourris à 9H, pansage à 10H suivi de l’échauffement en longe, pour que le cheval puisse se détendre sans le poids du cavalier. Au retour de la 1ère patrouille à 15H, pansage et 2nde ration. 16h45, préparation 2nde patrouille. Retour 21H, pansage, massage dos et membres, application d’emplâtre ponctuels, voire pose de bandes de repos et couverture, et 3ème ration. Soyez vigilant sur la qualité de votre alimentation tout comme à son stockage. Adaptez correctement les rations aux besoins de production, d’entretien et au travail de votre cheval. Si sa charge de travail varie, l’apport alimentaire varie en adéquation pour éviter notamment toute forme de myoglobinurie. Ne négligez pas non plus l’apport de l’herbe si vos chevaux ont accès au pré. En fonction des sols et des saisons, l’herbe sera soit pauvre, soit très riche, parfois très azotée. Au moment du repas, il vaut mieux séparer les chevaux, car souvent la pression lors de la prise de la ration va entraîner des conséquences sur la sérénité de votre animal. Pour avoir été confronté à 3 bouchons d’oesophage de mon cheval de garde en 1 mois, à 65kms du premier vétérinaire, avec intubation la 3ème fois et intervention du vétérinaire de garde en pleine nuit pendant 3heures, je conseille vivement de tout bonnement séparer, même d’un fil, les chevaux, et de faire que chacun reste de son côté. 

-      Penser à toujours bien entretenir votre matériel comme à vérifier son adéquation à votre monture. Il est important de bien nettoyer à l’éponge et au savon glycériné, et de laisser sécher avant d’enduire toute cire ou graisse type Sapo. Et au pinceau c’est plus efficace.

Références :

Stany Ledieu et Patrice Jaminet, Théorie et Pratiques du Bajutsu. 

Extraits : Maria Franchini « De l’intelligence des chevaux »

Remerciements : A mes instructeurs pendant ces 8 mois, que ce soit en arts martiaux, dressage, équitation, bajutsu, soins vétérinaires, alimentation. A l’agence interdépartementale de l’Office National des Forêts de Fontainebleau pour m’avoir permis de découvrir leurs brigades équestres, et de participer à leurs missions quotidiennes, à Messieurs Gérard Tendron et François Virely. A Gilles Defour pour ses sentiers équestres en Forêt de Fontainebleau. A Catherine Leroy, de la Société Hippique Nationale de Fontainebleau pour m’avoir appris les bases de la discipline avec rigueur, et persévérance, et pour son accueil 20 ans plus tard en juin 2011. Au Général Schneider du CSEM pour m’avoir donné mes diplômes FFE. Aux équipes de Gendarmerie Nationale et Mobile de la région d’Ille-et-Vilaine, Charente-Maritime et Basse-Normandie, au PSIG de Rennes, et aux services de Police Municipale de Versailles, Monsieur Simon, de Fontainebleau, de Bordeaux et surtout de La Rochelle, James Nener, Yannick Maurin et Loïc Humbert. Merci de votre accueil, de votre engagement, de votre confiance. 

Stany, Patrice, merci de votre confiance, exigence, de votre implication, de votre art en binôme !

Merci à Jarnail et Leader, de leur patience, de leur réactivité, de leur spontanéité …

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Bajutsu Spécial Police – Assistance : http://www.youtube.com/watch?v=PdnxJFizDeA

Interception vol : http://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&NR=1&v=bcrXhJtUefU

Gestion de fuite : http://www.youtube.com/watch?v=hSJvMotj2C8&feature=related

Contrôle d’identité : http://www.youtube.com/watch?v=aHbztjpoi5s

Refoulement pacifique : http://www.youtube.com/watch?v=Be7r525SWuk

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